Récemment caricaturée par Charlie Hebdo, Rokhaya Diallo ne dénonce pas une simple satire, mais la persistance d’un imaginaire raciste. En la réduisant à une référence, la performance de Joséphine Baker, le journal recycle un stéréotype colonial, figé et déshumanisant.<br />Une mise en scène révélatrice où la femme noire devient l’unique prisme de lecture, faisant disparaître son travail, ses idées et son engagement.<br /><br />À la liberté d’expression revendiquée par le journal, elle oppose la sienne : celle de nommer le racisme quand il se cache derrière l’humour.
